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Témoignages

Collaboration COPRAD et CHR Metz-Thionville

Dr Laurent Hennequin, radiologue au Centre d'Imagerie Jacques Callot

"J'utilise avec bonheur et efficacité l'outil de téléradiologie T-Lor, depuis mon domicile, dans le cadre de la coopération entre les radiologues libéraux de Lorraine et le CHR de Metz-Mercy, depuis le mois de juin 2014. J'ai assuré 2 à 3 gardes par mois environ, en semaine comme en week-end, en début de nuit comme en nuit profonde.

Je suis utilisateur de Mac ; j'ai donc installé un PC virtuel sur mon iMac écran large, qui me permet de faire tourner le logiciel T-Lor. Les images défilent vite, le fenêtrage est facile et rapide, les reconstructions tridimensionnelles MPR sont aisées, et largement suffisantes en exercice d'urgence nocturne. Le contact avec les manipulateurs de Mercy a toujours été excellent, leur disponibilité et leur professionnalisme est un bon complément de ce système de Téléradiologie en Permanence des Soins, qui éloigne physiquement le radiologue du patient, de son anamnèse et de son examen clinique.

Les (petits) inconvénients : la demande d'examen (bon de demande du clinicien), paradoxalement, est longue à s'afficher ; le logiciel de traitement de texte (Word) ne peut pas être utilisé tant que les images sont affichées ; un logiciel de reconnaissance vocale sera le bienvenu, car la rédaction du compte-rendu prend souvent plus de temps que la lecture des images !

En somme, très bel outil, pertinent, efficace, rapide, au service des patients qui nous sont confiés."

 

Dominique Paquot, cadre de santé au CHR Metz-Thionville

"Au sein du CHR de Metz-Thionville, nous utilisions déjà le service T-Lor notamment dans le cadre des transferts d’images de potentiels donneurs d’organes, en lien avec l’association PRELOR puis plus tard  dans le cadre des télé-expertises neuroradiologiques. Depuis juin 2014, l’utilisation de T-Lor s’est étendue à notre activité programmée et à notre Permanence Des Soins (PDS).


A l’origine du besoin , la pénurie des effectifs en radiologues : liés à  des départ rapprochés dans un temps relativement court , notre équipe n’était plus suffisante pour maintenir la PDS 24h/24, et assurer toute la charge liée aux examens radiologiques qui lui incombaient. C’est ainsi qu’une équipe de radiologues libéraux s’est proposée de prendre en charge, à distance, une partie des examens. Grâce à la souplesse de la téléradiologie, de nombreux patients sont ainsi pris en charge, et leurs images interprétées à distance.


Le bénéfice majeur de T-Lor réside dans le fait qu’il n’est pas uniquement un logiciel de transfert d’images. Tout est protocolisé : c’est au médecin radiologue de décider, sur la base des documents qui lui sont envoyés, (ordonnances.. )  le protocole à appliquer. A noter l’importance de  la traçabilité des actes, la validation des protocoles, des coupes réalisées… Il est important pour nous de travailler avec une prévisibilité, une traçabilité et une réelle organisation de travail.
Ajoutons que T-Lor est facile d’utilisation, les formations prévues ont été efficaces pour l’équipe de manipulateurs radio.


Développer la téléradiologie en Lorraine répond à un double besoin : d’un côté, les hôpitaux doivent faire face à la pénurie quantitative de ressources médicales, et d’un autre côté, à la rareté de certaines expertises. Aujourd’hui, on ne peut plus « avoir des experts en tout partout », les professionnels se spécialisant de plus en plus. Cela est valable en France comme dans d’autres pays occidentaux. Ainsi, offrir la possibilité d’avoir recours à des experts compétents, notamment en télé-expertise neuroradiologique, est plus qu’intéressant."

Propos recueillis en janvier 2015

ARS de Lorraine et Télésanté Lorraine...

Claude d'Harcourt, Préfet Directeur Général de l'ARS de Lorraine

 

1. Comment l'ARS de Lorraine œuvre-t-elle en faveur de la télémédecine en région ?

A l’échelon national, comme dans notre région, la télémédecine est devenue un facteur clé d'amélioration de la performance de notre système de santé. Prenons pour exemple le service de téléconsultations Odys. Impulsé par l’ARS,  il permet d’améliorer l’accès à des soins de qualité, que ce soit en milieu pénitentiaire, en maison de retraite, dans le domaine de l’insuffisance rénale ou de la prise en charge des AVC en phase aiguë.
Il devient aujourd’hui nécessaire de formaliser un schéma directeur cohérent, en matière de stratégie régionale des systèmes d’information associés à la télémédecine. Il faut y associer une gouvernance qui permette une parfaite lisibilité de nos orientations et de nos actions futures, tout en pérennisant nos relations avec nos partenaires, comme le conseil régional et les conseils généraux.

2. Cette année 2014, la thématique de la 2ème édition de la Journée "Lorraine : la télémédecine en actions" porte sur les personnes âgées et les personnes handicapées. Comment l'ARS accompagne-t-elle les projets d’e-santé les concernant ?

En effet, l'ARS s'associe à nouveau à l'organisation de cette journée régionale en partenariat avec le Conseil Régional et Télésanté. Il est important de faire un point d’étape sur l’avancée de nos projets avec tous les acteurs concernés. Je vous donne donc rendez-vous au Château de Lunéville le 30 septembre 2014
En ce qui concerne le thème choisi cette année « La télémédecine au service des personnes âgées et les personnes handicapées », l’ARS se donne pour mission d’améliorer la coordination entre les professionnels et les structures de soins ambulatoires, hospitaliers et médico-sociaux. Ainsi, le projet Ligo permettra de renforcer le lien entre les professionnels, dans une logique de parcours et en particulier dans le cadre du programme PAERPA.
Par ailleurs, depuis juin dernier, le service de téléconsultation Odys est expérimenté au sein d’EHPAD lorrains. Ainsi cette population fragile peut  bénéficier, tout en restant sur son lieu de vie, d’avis gériatriques rapides et spécialisés en lien avec des praticiens hospitaliers experts.

3. Vous parlez de logique de parcours dans Ligo. iMad, déjà connu pour les demandes d'admission en SSR, semble devenir un élément clé du parcours de vie du patient : pourquoi ?

Depuis juillet 2014, iMad n’a plus vocation à gérer uniquement les demandes d’admissions en SSR, mais s’est ouvert au champ du médico-social. A l’horizon 2015, selon la volonté de l’ARS et des conseils généraux, tous les EHPAD bénéficieront d’iMad pour leurs demandes d'admission et la gestion de leurs listes d’attente.
Ainsi, en associant l’usage généralisé d’iMad (en EHPAD, en SSR, en HAD, …) à LIGO, nous aurons une vue complète du parcours de vie du patient, entraînant naturellement une meilleure coordination des professionnels et une meilleure prise en charge du patient.

4. Pour conclure…


Dans les mois à venir, à travers un schéma directeur régional des SI de Santé et de la Télémédecine, je souhaite apporter en la matière la plus grande lisibilité possible pour l’ensemble des acteurs régionaux. La cohérence d’actions de l’ARS, de Télésanté, ainsi que de l’ensemble des partenaires en sera alors renforcée.

Propos recueillis en septembre 2014

Protocole Virtuall / téléconsultations Odys

 

 

Dr Arielle Brunner - Conseillère médicale et Référent AVC 

Agence Régionale de Santé de Lorraine

 

 

Le protocole Virtuall Meuse est mis en place depuis le 15 juillet 2013 : pourquoi l'élargir aujourd'hui à un protocole 24h/24 ?

L'objectif initial de ce protocole était de permettre une prise en charge H24 des patients atteints d’un AVC sur le territoire meusien.

Dans un premier temps, l'expérimentation a porté sur la journée pour permettre au dispositif d’être bien appréhendé par tous les acteurs.
Une fois l'organisation du CHU adaptée par la mise en place d'une astreinte neurovasculaire permettant ainsi une prise en charge la nuit et les week-end, le dispositif a pu être élargi en H24 début décembre

Concrètement, comment s'articule cette nouvelle organisation ?

Cette organisation fait appel aux médecins urgentistes et neurovasculaires mais également aux personnels infirmiers des deux établissements meusiens, tous formés à la thrombolyse des patients atteints d’un AVC et à l'utilisation des outils de télémédecine.

Selon le protocole établi, lorsqu'un patient meusien est éligible à la thrombolyse, ce dernier est pris en charge au sein au Centre Hospitalier le plus proche, soit à Bar-le-Duc, soit à Verdun, en lien avec le neurologue neurovasculaire et le neuroradiologue,  tous deux  d'astreinte au CHU de Nancy.

Quel rôle joue l'ARS dans la mise en place d'un tel protocole de télé-AVC 24h/24 ?

L'AVC est une des priorités de santé de la Lorraine. A ce titre, l'ARS a recruté un animateur de filière AVC pour l'Unité Neuro-Vasculaire (UNV) du CHU de Nancy et l'a missionné sur l'organisation du télé-AVC en région.

L'ARS a également proposé le modèle médico-économique permettant d'emporter l'adhésion des établissements concernés. Son rôle est aussi de veiller au respect des recommandations et bonnes pratiques.
En terme de suivi, un  groupe de pilotage se réunit régulièrement depuis le démarrage du projet  avec des représentants de Télésanté Lorraine, de l’ARS et des professionnels de santé impliqués dans l'expérimentation.

Enfin, l'AVC faisant partie du programme régional de télémédecine dans le PRS Lorrain, les équipements de télémédecine et leur mise en œuvre au sein des établissements bénéficient d'un soutien financier de l’agence.

De plus, l'ARS finance à titre expérimental une astreinte neurovasculaire régionale.

Perspectives : l'ARS projette-t-elle d'élargir ce dispositif de télé-AVC sur d'autres territoires lorrains ?

Ce dispositif devra être élargi aux territoires où il existe des difficultés d'accès à la thrombolyse. La réflexion est actuellement en cours.
De manière générale, les établissements qui pourront participer au télé-AVC sont ceux disposant d'un service d'urgence, d'un accès à l'IRM H24 et d’une équipe de professionnels ayant une forte volonté de s'impliquer dans la prise en charge de ces patients.

Propos recueillis le 24/01/2014

iMad

Nathalie Kopp - infirmière reponsable à l'Hôpital de Forbach

"En principe, on fait 4 à 5 demandes de SSR par patient. Avant iMad, cela nous demandait de remplir 4 à 5 dossiers différents. Aujourd'hui, on n'en remplit plus qu'un, par informatique. Et même pour moi qui ne suis pas une grande informaticienne, je trouve que c'est simple d'utilisation. De plus, il y a une véritable interactivité avec l'équipe projet. Je pense qu'iMad devrait faciliter la vie."

Dr Emmanuelle Poncet-Guieu - médecien au Pôle Hospitalier Gériatrique de Creutzwald

" Avec iMad, nous avons les informations en temps réel, concernant aussi bien la pathologie du patient que son traitement en cours, son autonomie, son devenir, et son entourage familial. Nous recevons des dossiers complets : les champs remplis par les services demandeurs pour les services SSR nous permettent d'avoir tous les renseignements indispensables pour une prise en charge optimale du patient !"

Mis à jour le 04/01/2013

ROR

 

Dr Bruno Maire - urgentiste

coordonateur du Réseau Lorraine Urgence

 

 

"Pour nous, médecins urgentistes, l'intérêt du ROR tient à son caractère opérationnel car le maintien à jour d'une base de données exhaustive et fluctuante est un challenge. La seule façon de garantir ce caractère opérationnel est de confier cette mise à jour à chaque établissement via une interface simple et intuitive. De plus, la possibilité de signaler une anomalie dans l'affichage des ressources consolide l'information. L'utilisation du ROR optimise l'orientation du patient et permet de choisir une stratégie thérapeutique. Enfin, la dimension régionale voire interrégionale de ce répertoire décloisonne une vision des ressources parfois limitée à un département."

Mis à jour le 04/01/2013

T-Lor

 

Dr Elisabeth Parizel

radiologue à l'hôpital de Freyming-Merlebach

 

 

"T-Lor présente autant d'avantages pour le patient que pour moi. Il lui permet de bénéficier d'une prise en charge accéléréee, réalisée avec son consentement. Quant à moi, non seulement il m'évite les temps de déplacement entre mon domicile et l'hôpital, mais il est également simple d'utilisation, et me permet de consulter les images de façon très rapide, tout en gardant une trace de chaque action réalisée autour d'un dossier. T-Lor a réelement amélioré mon quotidien."

Mis à jour le 04/01/2013

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